BORDEAUX-AQUITAINE 1940-1944
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BORDEAUX-AQUITAINE 1940-1944 » LA BOITE A OUTILS DU FORUM » IDENTIFICATIONS DES DOCUMENTS ET OBJETS » Identification/Localisation d'un cimetière de guérilleros espagnols

Identification/Localisation d'un cimetière de guérilleros espagnols

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Kilkenny


Bonjour à tous,

J'ai remis la main sur un vieux document dont j'ignore la source. Il y est questions de 68 morts parmi les réfugiés de la caserne Niel. Ces noms étaient d'ailleurs inscrits sur une stèle installée dans la caserne mais qui a malheureusement disparue.

Cette page est illustrée de trois photos. Afin de mieux les visualiser j'ai nettement augmenté la luminosité.
Celle du haut est une vue de l'intérieur du cimetière. A l'arrière plan on voit un mur, et derrière, trois mâts (des lampadaires ?). Encore derrière, le toit d'une habitation. Les stèles des tombes sont de forme cylindrique (cf. deuxième photo)





La dernière image se situe à la sortie de la caserne Niel où des internés espagnols transportent le corps d'un camarade vers sa dernière demeure ? Mais où se trouve-t-elle. On voit l'entrée de la caserne et à côté de la guitoune la plaque "Rue Gustave Carde".



Sur le document se trouve tout de même un texte en espagnol, et je vous propose ici une traduction de mon cru :
"Il brûle toujours en nous le souvenir de nos morts que, parfois la maladie, parfois un accident de travail, nous les ont emportés durant ces deux années de travail. Voici leurs noms sur cette page du GUIA, la plus touchante de toutes. Il y a déjà 68 des nôtres dans ce tableau de ceux qui ne retourneront pas dans leur patrie, ni dans leur famille. Et à l'égard de ces 68 morts, il ne nous reste qu'une seule source de consolation : avoir pu faire avec eux, avec leurs veuves, leurs mères, leurs orphelins, à l'heure de la maladie ou de la mort, ce qu'il nous était possible de faire, plus avec l'attention de frères que d'amis.
On peut voir sur cette page (en haut) l'instant de l'enterrement où l'un de nos morts sort du Lage Weddigen (abri des Espagnols) et l'emplacement du cimetière où presque tous reposent et où nous avons dressé leurs tombes, identiques, accolées. A droite, la tombe d'un des nôtres (Photos Bosch)"

Ce texte parle d'un "GUIA" de plusieurs pages (serait-ce le titre d'une revue ?) qui aurait été réalisée en 1944 ou 1945. Et les photos sont au crédit de "Bosch". Connaît-on d'autres photos d'un Bosch ? J'ai trouvé cette mention dans un article du quotidien "ABC" de Barcelone en 1927.

En espérant que ces quelques données puissent vous aider à répondre à ma question.

Un grand merci par avance

Bien cordialement

Stéphane

https://www.frontstalag-ravenel.fr/

Erwan

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Admin
Admin
Vous avez piqué ma curiosité ! j'étudie tout ça de près et reviens vers vous ! 

Merci à vous !


_________________
     Bordeaux - Aquitaine 1940 - 1944, Une région en guerre
http://bordeaux3945.forumactif.com

Kilkenny


Merci Erwan,

Vous le savez certainement (moi je ne l'ai appris que très récemment) mais il n'y avait apparemment pas de cimetière municipal près de la caserne Niel. J'aurai pensé qu'il aurait pu y en avoir un à côté de l'Église Sainte-Marie-de-la-Bastide, mais il semblerait qu'il n'en fut rien. Tout comme de nos jours semble-t-il.

Comment auraient pu être organisées des processions d'internés espagnols sans que l'administration d'occupation ne s'inquiètent d'éventuels dérapages ou d'évasions ?
Je parle de cela parce qu'il m'a été évoqué qu'ils aient pu gagner les cimetières de la Chartreuse ou de Bordeaux-Nord, et je trouve que cela fait de longues marches.

Pourrait-il s'agir des cimetières de Cenon ou de Floirac ? Je n'ai pas encore contacté les mairies des communes limitrophes.

Il y a plusieurs mois j'ai accédé à une discussion sur un forum où une dame cherchait à connaître le lieu d'inhumation de son parent, un guérillero espagnol. Un Espagnol lui avait répondu qu'il s'agissait du cimetière de Talence. Je l'ai contacté afin d'essayer d'en savoir plus... mais il ne m'a jamais répondu. Je me suis rendu au cimetière de Talence mais je n'ai pas trouvé de traces de tombes que l'on pourrait attribuer à des réfugiés espagnols. Mais peut-être n'ai-je pas regarder attentivement.

De la caserne Niel au cimetière de Talence, cela fait là aussi une bien longue distance. Ne faudrait-il pas chercher un lieu bien plus proche de la caserne ?

Si ces tombes ont été détruites, j'imagine que cela a dû créer une certaine ambiance. Et il existerait aussi des traces administratives, certainement aussi des transferts des corps...

https://www.frontstalag-ravenel.fr/

Erwan

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Admin
Admin
Toutes vos hypothèses tiennent la route puisque j'en suis aux mêmes conclusions !! 

Par ailleurs, les grandes distances n'effrayaient pas nos ancêtres  ! De nos jours il faut sortir la voiture pour aller chercher le pain au coin de la rue !!!!

Ensuite, il ne faut pas croire que les espagnols subissaient un régime carcéral ... Ils étaient payés pour leur travail mais on les avait extrait des camps de réfugiés pour travailler .... La nuance de travail forcé est assez ténue mais elle existe et peut être discutée ... puisque cette situation est parfaitement discutable ! Le dimanche est par exemple un jour chômé et l'occasion de se promener ou de pratiquer des activités dans le camp... 
Ensuite, la situation des espagnols à Bordeaux est particulière et ne reflète pas celle d'autres populations indigènes employées par l'Occupant ... et ce qui est vrai en 1941 ou 42 ne l'est pas forcément en 43 ou 44 quand les camps se vident au profit des maquis ou autre raison et que le travail devient beaucoup plus pénible pour ceux qui restent et pour qui la charge de travail augmente car il faut livrer tel ou tel blockhaus en temps en heure .... 
Je vous invite à lire les études de Scott Soo sur ce sujet et éventuellement mon livre sur la Base des sous-marins ... 

Nous sommes loin des camps de main d'oeuvre où la mort était la seule issue ... Je pense par exemple aux camps de Dora Mittelbau ou bien d'autres endroits sinistres comme par exemple dans le nord de la France pour ne citer que des exemples proches de nous (Wizermes Saint Omer .... ) !

J'ai mis mon réseau en marche pour avancer sur le sujet de vos clichés, je ne manquerai pas de revenir vers vous, ici ou ailleurs ...

Au plaisir de vous lire  Very Happy sunny


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